Imprimantes 3D

AONIQ lance la première imprimante 3D de PVC

L’entreprise australienne AONIQ a annoncé le lancement de sa première imprimante 3D de PVC, la 888, qui est une machine FDM qui fabrique à partir de polychlorure de vinyle – rare sur le marché de la fabrication additive – mais qui peut aussi imprimer à partir de matériaux plus classiques comme l’ABS ou le PLA.

Il y a toujours une certaine crainte quant à l’utilisation du PVC dans l’impression 3D : le matériau est en effet composé de chlorure de vinyle, qui lorsque chauffé à une température élevé, entraine un risque de toxicité élevé. Le PVC reste toutefois un matériau résistant, le plus souvent utilisé dans le domaine de la construction : on retrouve du PVC dans les fenêtres et les portes par exemple. C’est un matériau extrêmement durable, avec des propriétés mécaniques qui ne sont pas affectées ni par le soleil, l’air ou encore l’eau salée.

L’imprimante 3D 888

Une autre entreprise australienne, Chemson Pacific, avait de son côté dévoilé un premier filament PVC en 2016. AONIQ prend le relais : elle a créé une imprimante 3D FDM professionnelle, capable de créer des objets à partir de PVC mais aussi avec des matériaux plus traditionnels. « Avec cette imprimante 3D, nous offrons à son utilisateur la possibilité de fabriquer des objets de meilleure qualité », affirme le CEO d’AONIQ, Michael Slavica.  »

La 888 a un volume d’impression généreux de 235 x 255 x 195 mm et offre des résultats d’une épaisseur de couche comprise entre 100 et 400 microns. Elle peut imprimer avec 4 têtes de diamètres différents (0,4 mm, 0,3 mm et 0,5 mm). L’entreprise a opté pour les logiciels Cura et Simplify3D qui permettent aux utilisateurs d’affiner tous leurs modèles facilement.

L’équipe d’AONIQ basée en Austrealie

Une autre caractéristique importante est la fiabilité et la précision de l’imprimante 3D. Elle peut fonctionner continuellement 8 heures par jour, 5 jours par semaine et fournir le même niveau de qualité, même sur de longues impressions, le tout dans une enceinte fermée et filtrée pour éviter tout risque de toxicité lié au PVC. AONIQ affirme même qu’elle pourra créer des objets de « la largeur d’un cheveu humain ».

La 888 sera commercialisée à partir du 1er août 2017 mais l’entreprise accepte dores et déjà les commandes. Le package de $10 999 inclut un an de garantie. Plus d’informations sur le site officiel d’AONIQ.

Que pensez-vous de cette imprimante 3D de PVC? Partagez votre avis dans les commentaires de l’article ou avec les membres du forum 3Dnatives.

Mélanie W.

Diplômée de l'Université Paris Dauphine, je suis passionnée par l'écriture et la communication. J'aime découvrir toutes les nouveautés technologiques de notre société digitale et aime les partager. Je considère l'impression 3D comme une avancée technologique majeure touchant la majorité des secteurs. C'est d'ailleurs ce qui fait toute sa richesse.

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