News

Un anti-moustique imprimé en 3D moins nocif pour l’Homme

Le moustique est l’animal le plus meurtrier du monde. D’après l’Organisation mondiale de la Santé, cet insecte tuerait environ 1 million de personnes par an. A titre de comparaison, l’Homme est responsable de la mort d’environ 580 000 individus. Il est présent dans le monde entier, à l’exception de l’Antarctique et d’îles comme l’Islande. La raison de leur dangerosité ? Les moustiques sont porteurs de maladies telles que le paludisme et la dengue. Ces maladies se répandent très rapidement, notamment à cause du réchauffement climatique qui rend le climat plus adapté à leur prolifération. Selon l’OMS, 241 millions de cas de paludisme dans le monde ont été recensés en 2020.

Pour ceux qui ne sont pas à risque pour l’Homme, les moustiques restent tout de même gênants. Leurs piqûres sont irritantes, provoquent des rougeurs et peuvent gonfler en cas d’allergie aux insectes. Pour les repousser, il existe de nombreuses méthodes. Les répulsifs demeurent une solution efficace pour les tuer, mais ils peuvent également nuire à notre santé. Cela est provoqué par un ingrédient actif utilisé dans la plupart de ces produits, le DEET. C’est pourquoi, des chercheurs allemands de l’université Martin-Luther de Halle-Wittenberg ont mis au point un anti-moustique imprimé en 3D à priori moins nocif.

Anneau répulsif imprimé en 3D (crédits photo : Uni Halle / Fanfan Du)

Un répulsif imprimé en 3D portable

Cette solution anti-moustique se présente sous la forme d’un accessoire portable imprimé en 3D contentant un répulsif chimique. Les insectifuges les plus efficaces ont tendance à être de nature synthétique, comme le DEET mentionné précédemment. Des répulsifs naturels existent sur le marché, mais leur efficacité s’estompe en quelques heures nécessitant ainsi plusieurs applications dans la journée. Les chercheurs ont alors choisi de fabriquer leurs prototypes en utilisant le produit chimique IR3535. L’équipe a ensuite utilisé une technique d’impression 3D spéciale pour introduire leur répulsif dans un polymère (PLA) biodégradable. L’accessoire peut ainsi être imprimé sous la forme d’une bague ou d’un bracelet, tout dépend de la manière souhaitée par le concepteur. 

« L’idée de base est que l’insectifuge s’évapore en permanence et forme une barrière contre les insectes », a déclaré Fanfan Du, auteur principal de l’étude et doctorant à MLU. Le taux d’évaporation dépend de plusieurs facteurs, notamment la température ou la structure du polymère utilisé. Des tests ont ainsi été réalisés. Les anneaux se sont avérés efficaces dans des environnements contrôlés. Cependant, des recherches supplémentaires sont nécessaires pour déterminer dans quelles situations les accessoires fonctionnent en conditions réelles. Après de nombreux essais, le répulsif aurait mis plus d’une semaine à s’évaporer complètement à une température corporelle de 37°. L’équipe de chercheurs a publié ses conclusions dans l’International Journal of Pharmaceutics, et vous pouvez les lire ICI. 

Que pensez-vous de cette solution anti-moustique ? N’hésitez pas à partager votre avis dans les commentaires de l’article. Retrouvez toutes nos vidéos sur notre chaîne YouTube ou suivez-nous sur Facebook ou Twitter !

*Crédits photo de couverture : Eat this, not that 

Tom Comminge

Share
Publié par
Tom Comminge

Articles récents

Un cartilage d’oreille bio-imprimé en 3D élastique

On entend souvent dire que nous sommes sur le point d'imprimer en 3D des organes…

18 mars 2026

Qu’est-ce qui change pour le post-traitement en 2026 ?

Cela fait un moment que l’entreprise PostProcess Technologies n’avait pas réalisé sa fameuse étude sur…

17 mars 2026

Chat3D mise sur des logiciels sur mesure pour optimiser la création 3D

La modélisation 3D est aujourd’hui au cœur de nombreux secteurs, du jeu vidéo à l’animation…

16 mars 2026

La technologie qui pourrait bâtir les prochaines bases lunaires

Sur la Lune, rien n'est facile à remplacer. Chaque outil, chaque pièce de rechange et…

13 mars 2026

Tendances et défis des composites en fabrication additive : retour sur le JEC World 2026

Comme tous les grands événements industriels, le salon JEC World 2026 a été l'occasion d'évaluer…

12 mars 2026

Du mobilier urbain imprimé en 3D à partir de déchets de construction

Le secteur de la construction fait sans doute partie de ceux qui génèrent le plus…

12 mars 2026

Ce site utilise des cookies anonymes de visite, en poursuivant vous acceptez leur utilisation.