Business

3DEXPERIENCE Make, la plateforme de fabrication à la demande de Dassault Systèmes

La fabrication additive bouleverse l’Industrie, entrainant un véritable changement dans les modes de production : relocalisation des moyens de fabrication, gains en termes de flexibilité pour la production de prototypes et petites séries en interne, réduction des délais et des coûts… Toutefois, ces nouveaux systèmes de production restent onéreux et représentent encore souvent un investissement trop conséquent pour les entreprises. Elles se tournent alors vers des solutions externes, des services d’impression 3D qui pourront réaliser facilement des projets sur-mesure. Ces prestataires étant de plus en plus nombreux sur le marché, il est difficile de savoir vers lequel se tourner, une problématique à laquelle Dassault Systèmes souhaite désormais répondre.

L’éditeur de logiciels français, connu pour ses solutions Solidworks ou encore CATIA s’est ainsi récemment lancé sur le marché du cloud manufacturing. Baptisée « 3DEXPERIENCE Make », la plateforme en ligne permet de mettre en relation un utilisateur et un service d’impression 3D en comparant les différentes offres des partenaires identifiés sur le site.

La solution d’intermédiation 3DEXPERIENCE Make propose un large choix de technologies 3D, de matériaux mais aussi de méthodes de fabrication plus traditionnelles comme l’usinage, le moulage ou la découpe. « L’utilisateur doit pouvoir choisir facilement un prestataire de service pour concrétiser son projet » précise Benoit Schildknecht, Global Marketplace Business Development Director chez Dassault Systèmes.

3DEXPERIENCE Make, une plateforme d’intermédiation complète

Directement intégrée au sein des solutions logicielles de Dassault Systèmes, la plateforme permet de faire un appel d’offres grâce à une demande standardisée dont la base est le fichier 3D de la pièce à fabriquer. Dès que celui-ci est chargé sur la marketplace, plusieurs fournisseurs d’impression 3D proposent des devis immédiats, offrant la possibilité de comparer de façon transparente. L’utilisateur a ainsi accès aux délais de réalisation nécessaires, aux capacités de production, à la tolérance et bien entendu au prix.

Une fois le choix de l’utilisateur arrêté, il peut discuter via un système de chat avec le fournisseur et suivre toutes les étapes de son projet sur une interface sécurisée. Dassault Systèmes insiste bien d’ailleurs sur cet aspect de sécurité en précisant que toutes les pièces sont conservées dans le cloud de l’éditeur. Il est également possible de signer un contrat de confidentialité avec les partenaires choisis.

Une large sélection de technologies et matériaux

 Aujourd’hui 3DEXPERIENCE Make a déjà référencé 250 partenaires en Europe et en Amérique du Nord, comptabilisant plus de 16 000 machines ainsi que les principaux procédés de fabrication : impression 3D, usinage, moulage, découpe, etc. Si on se concentre sur la fabrication additive, notez que toutes les technologies 3D sont proposées, de l’extrusion au dépôt sous énergie concentrée en passant par la photopolymérisation et le SLS. Une large gamme de matériaux est ainsi couverte : plastiques, métaux, céramiques, verre, sable et matériaux composites. Parmi les partenaires, on peut citer des prestataires comme ProtoLabs, Sculpteo, American Additive, Detroit Manufacturing, Fit Manufacturing et ProMake.

Côté applications, la plateforme voit passer une large gamme de pièces allant des maquettes, des prototypes, des petites séries, des pièces détachées mais aussi des moules et des pièces d’outillage machine. Benoit Schildknecht précise : « Pour les plus grandes entreprises, nous pouvons créer un écosystème privatif sur demande où chaque employé ayant un besoin de fabrication de pièces peut avoir accès en ligne et à tout moment aux moyens de productions internes à travers l’ensemble des sites ou à un panel de fournisseurs définis en amont. »

3DEXPERIENCE Make est accessible en ligne ICI ou directement dans les dernières versions des logiciels Dassault Systèmes via un système d’add-in pour Solidworks ou de manière native dans CATIA ou eDrawings.

Que pensez-vous de la nouvelle solution de Dassault Systèmes ? Partagez votre avis dans les commentaires de l’article ou avec les membres du forum 3Dnatives.

Mélanie Wallet

Diplômée de l'Université Paris Dauphine, je suis passionnée par l'écriture et la communication. J'aime découvrir toutes les nouveautés technologiques de notre société digitale et aime les partager. Je considère l'impression 3D comme une avancée technologique majeure touchant la majorité des secteurs. C'est d'ailleurs ce qui fait toute sa richesse.

Share
Publié par
Mélanie Wallet

Articles récents

Novak Djokovic arbore une veste en vraie terre battue avec un loup imprimé en 3D à Roland-Garros

Le tournoi de Roland-Garros 2026 se termine dans quelques jours, mais nous ne pouvions pas…

5 juin 2026

#Startup3D: MATERIAL imprime en 3D des batteries qui s’adaptent à toutes les formes

Depuis des décennies, la conception des appareils électroniques est dictée par une réalité tenace :…

4 juin 2026

Voici l’A2L, la nouvelle imprimante 3D grand volume et modulable de Bambu Lab

Bambu Lab lance l'A2L, une imprimante 3D qualifiée de « terrain de jeu créatif »…

3 juin 2026

Les meilleures machines pour recycler le plastique et créer son propre filament d’impression 3D

Qu'on le veuille ou non, l'impression 3D génère des déchets. Pièces ratées, purges entre matériaux,…

2 juin 2026

New York accueille pour la première fois l’œuvre d’Iris van Herpen

La rétrospective consacrée à Iris van Herpen fait étape à New York après Paris, Brisbane,…

1 juin 2026

ADDITIV Metals, l’évènement virtuel de l’impression 3D métallique, fait son grand retour le 10 juin !

Le marché mondial de l'impression 3D métallique devrait enregistrer une hausse de 6,02 milliards à…

29 mai 2026

Ce site utilise des cookies anonymes de visite, en poursuivant vous acceptez leur utilisation.