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#Startup 3D : 3D MicroPrint, l’impression 3D métal à l’échelle microscopique

Notre première startup 3D de 2018 est spécialisée dans le métal : grande tendance de l’année 2017, la fabrication additive métallique continue sa croissance notamment dans les industries aérospatiale et automobile. Les fabricants d’imprimantes 3D investissent des sommes d’argent importantes pour développer des solutions offrant un haut niveau de qualité et de solidité comparé aux autres procédés existants. L’entreprise 3D MicroPrint en fait partie : elle a mis au point un procédé appelé “micro laser sintering” (MLS) qui permettrait de créer des pièces métalliques à l’échelle microscopique. Nous avons rencontré son CEO Joachim Göbner pour en savoir plus.

3Dnatives : Pouvez-vous nous présenter 3D MicroPrint?

Joachim Göbner (CEO)

3D MicroPrint a été créé en 2013 à Chemnitz en Allemagne suite à une collaboration entre EOS et 3D-Micromac AG. Notre technologie Microlaser sintering combine la fabrication additive et le micro-usinage par laser. Nous avons amené cette technologie à un niveau industriel et continuons de la développer tous les jours. Nous nous sommes spécialisés dans la fabrication et la commercialisation de machines MLS mais aussi dans la production de pièces métalliques microscopiques.

3Dnatives: Qu’y a-t-il derrière la technologie MLS et qu’est-ce qui la différencie des autres procédés d’impression 3D?

La technologie MLS est un processus sur lit de poudre par lequel la pièce est fabriquée couche par couche. Un laser infrarouge à fibre est utilisé pour faire fondre la poudre qui se concentre sur un point d’un diamètre plus petit que 30 microns. La plus grande différence par rapport aux méthodes de fabrication additive traditionnelles réside dans la taille des particules de poudre utilisées. La poudre est 10 fois plus petite que les autres avec une taille de particules plus petite ou égale à 5 μm. Par conséquent, on obtient une résolution beaucoup fine des pièces, une résolution aujourd’hui unique pour les composants métalliques.

3Dnatives : Quelles sont les imprimantes 3D qui fonctionnent avec cette technologie? Quels matériaux sont utilisés?

Nous avons conçu les machines qui utilisent cette technologie. En 2013, la DMP50 GP est devenue la première machine industrielle MLS. Depuis 2016, elle a évolué et nous avons développé la DMP6X qui est modulable, ergonomique et facile d’utilisation. 6 machines sont aujourd’hui utilisées dans le monde. Concernant les matériaux, différents métaux sont utilisés. Nous traitons principalement l’acier inoxydable 1.4404 (316L) et l’acier inoxydable médical 17-4PH. Pour l’instant, le titane 6-4 est en phase de production pilote. On a également réalisé avec succès des tests sur d’autres métaux comme le tungstène ou le molybdène. Il faut que les métaux soient disponibles et traitables dans une granulométrie très fine.

La gamme DMP60

3Dnatives: Pour quelles industries et applications ce procédé est-il particulièrement adapté?

Notre principe général est que nous fabriquons pour toutes les industries. Si vous cherchez une solution de production innovante pour votre pièce microscopique, vous devriez nous contacter immédiatement. La plupart de nos clients viennent de l’industrie médiale. Nous avons également des utilisateurs dans les secteurs de l’énergie, de l’aérospatial et de la joaillerie. Les géométries complexes conviennent tout particulièrement à la fabrication additive.

3Dnatives: Quels sont les développements de 3D MicroPrint pour 2018?

La chose la plus importante est la satisfaction de nos clients. Nous y parvenons grâce à la haute qualité des composants imprimés avec notre procédé. C’est pourquoi nous travaillons constamment à l’amélioration de nos poudres et machines. Nous avons investi dans de nouveaux procédés d’évaluation de la qualité de la poudre et des composants. Ces méthodes ont été intégrées dans les processus opérationnels afin de pouvoir fournir une qualité constante à nos clients. En outre, nous travaillons sur plusieurs projets pour répondre aux besoins d’autres secteurs et pour développer de nouveaux matériaux.

3Dnatives : Un dernier mot pour nos lecteurs?

N’hésitez pas à consulter notre site si vous souhaitez imprimer en 3D des pièces microscopiques ou si vous vous intéressez à la fabrication additive métal!

Que pensez-vous de notre startup 3D du mois? Partagez votre opinion en commentaire de l’article ou avec les membres du forum 3Dnatives.

Mélanie Wallet

Diplômée de l'Université Paris Dauphine, je suis passionnée par l'écriture et la communication. J'aime découvrir toutes les nouveautés technologiques de notre société digitale et aime les partager. Je considère l'impression 3D comme une avancée technologique majeure touchant la majorité des secteurs. C'est d'ailleurs ce qui fait toute sa richesse.

Voir les commentaires

  • Y as de l'avenir et encore bien des chose a découvrire et a mettre au point avec l'imprimerie 3D
    A quand le mélange des matériau ou la conception de pièces avec divers matériau.? l'avenir est devant vous !!

  • Je rêve ou on se fout de notre gueule ? 30 microns alors que la 3d system ProX DMP 320 descend à 2 microns.

    • Les 30 microns évoqués au début de l'article représentent la taille du spot laser. Les deux microns que vous évoqué représente l'épaisseur de couche. Ces deux valeurs ne sont pas comparables. Sur les machines présentées dans cet article, l'épaisseur de couches peut descendre à 1 micron.

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Publié par
Mélanie Wallet

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