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3D Métal Industrie investit dans la fabrication additive au service de la fonderie

Pour la première fois en France, sept fondeurs ardennais et l’Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM) mutualisent leurs moyens pour créer 3D Métal Industrie qui commencera son activité en mai prochain. Cette nouvelle société devrait investir dans une imprimante 3D basée sur la technologie de liage de poudre pour fabriquer des noyaux de sable et des moules à partir de sable. Plus d’un million d’euros devront être engagés pour acheter une des solutions du fabricant ExOne ; la machine devrait être livrée en juin.

3D Métal Industrie est une initiative issue la plate-forme régionale Platinium 3D qui accompagne différents acteurs dans l’industrialisation des procédés de fabrication additive avec un focus particulier sur la métallurgie. La nouvelle pousse française est donc le fruit d’une collaboration entre plusieurs acteurs locaux, particulièrement des fonderies qui ont mutualisé leurs moyens pour pouvoir investir dans la fabrication additive industrielle. Renaud Mignolet, président de 3D Métal Industrie précise : “Ce type de regroupement, c’est l’économie de demain. Travailler en réseau donne de l’agilité. Le procédé est pertinent, tant sur le plan économique que technologique.”

Un investissement de taille pour la fonderie française

3D Métal Industrie investira donc dans une machine S-Max d’ExOne qui offre un volume d’impression très généreux de 1 800 x 1 000 x 700 mm : elle dépose des couches successives de sable qui sont agglomérées par un liant. Cette solution devrait lui permettre de créer des moules plus complexes mais sur des délais plus courts, augmentant ainsi sa productivité. Elle offrira surtout la possibilité de produire localement – les équipes expliquent qu’actuellement, la plupart des noyaux de sable imprimés en 3D sont achetés en Allemagne. Nicolas Grosdidier, président de l’IUMM, poursuit : “Tout en accélérant les phases d’industrialisation et en baissant les coûts de production, la fabrication additive permet de fabriquer des pièces très complexes, sans nécessiter l’assemblage de plusieurs éléments réalisés séparément avec un procédé traditionnel.”

3D Métal Industrie affirme qu’elle sera capable de fabriquer des pièces à partir de mi-juin pour toute activité de fonderie. Elle espère atteindre 1 million d’euros de chiffre d’affaires d’ici 5 ans : un objectif ambitieux pour cette nouvelle structure française qui pourrait rayonner sur l’ensemble de l’Europe.

À gauche, Renaud Mignolet, président de 3D Métal Industrie, et Nicolas Grosdidier, président du comité local de l’UIMM

Que pensez-vous de cette nouvelle structure ? Peut-elle bouleverser le secteur de la fonderie en France ? Partagez votre opinion dans les commentaires de l’article ou avec les membres du forum 3Dnatives.

Mélanie W.

Diplômée de l'Université Paris Dauphine, je suis passionnée par l'écriture et la communication. J'aime découvrir toutes les nouveautés technologiques de notre société digitale et aime les partager. Je considère l'impression 3D comme une avancée technologique majeure touchant la majorité des secteurs. C'est d'ailleurs ce qui fait toute sa richesse.

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Mélanie W.

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