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Zimple, l’impression 3D sans émissions toxiques

Zimple vient tout juste de lancer sa campagne Kickstarter : Nicolas et Antoine ont créé un système de filtration pour imprimante 3D afin de réduire considérablement l’émission de gaz toxiques pendant l’impression. Cette solution, appelée Zimpure, pourrait bien devenir un compagnon idéal pour toutes les imprimantes 3D ! Nous avons rencontré les deux fondateurs pour en savoir plus sur ce projet innovant.

3DN : Pouvez-vous vous présenter et Zimple ? 

Nicolas et Antoine, enchantés ! Nous sommes deux amis depuis le lycée, réunis à Paris pour nos études.

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Antoine et Nicolas

Moi c’est Nicolas, maker dans l’âme, j’aime créer des choses depuis tout petit. Quand je suis tombé dans l’impression et le design 3D, ce fut un vrai retour en enfance, une réelle libération ! Pouvoir modéliser et fabriquer ses idées, c’est génial ! J’aime créer des projets combinant électronique et mécanique. Cela me permet aussi de mettre en application ce que j’ai appris pendant mes études d’ingénieur en système embarqué.

Et moi c’est Antoine! Ce n’est que plus récemment que j’ai découvert le milieu de l’impression 3D. J’ai tout de suite été fasciné par la techno et les applications possibles ! En parallèle de cela, j’ai toujours été passionné par l’entrepreneuriat et le dev web. Mes études m’apportent une expertise Data Science, très complémentaire de la formation de Nicolas.

On s’est rendu compte tous les deux que les imprimantes 3D de bureau présentent plusieurs faiblesses, ainsi que des difficultés d’utilisation et de mise en œuvre que les fabricants n’anticipent pas. Avec Zimple, nous voulons proposer aux utilisateurs des solutions innovantes et efficaces pour résoudre les différents problèmes que l’on rencontre lors de l’utilisation d’une imprimante 3D.

3DN : Pouvez-vous nous expliquer comment est né votre projet ?  

Le projet Zimpure est né suite à une première confrontation aux émissions des imprimantes 3D.

Ma première expérience fut très désagréable ! C’était il y a 3 ans, avec une Prusa i3 livrée avec de l’ABS. Une fois montée, je l’avais installée à côté de moi sur mon bureau. Au bout d’une vingtaine de minutes, j’ai commencé à ressentir un gros mal à la tête, à avoir les yeux qui piquent, et même une sensation d’irritation dans la gorge… Je ne suis pas le seul à avoir connu cela ! Je me suis alors renseigné, et j’ai réalisé que la fusion de thermoplastiques dégageait une énorme quantité de gaz et de nanoparticules toxiques.
J’ai donc opté pour la solution classique dans le milieu : mettre l’imprimante loin de moi et à côté d’une fenêtre ouverte… Cela devient très vite pénible en hiver, les jours de pluie, et pour imprimer de nuit !

Je suis donc allé regarder du côté des solutions proposées par les revendeurs : des capots filtrant à 250 euros… Conçus pour une machine unique, à peine étanches, et avec des filtres HEPA d’aspirateurs… C’était hors de question de débourser une somme pareille pour un tel produit.

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Le système de filtration sur une Ultimaker

C’est donc pour cela que nous avons décidé de développer un système de filtration, qui serait compatible avec toutes les imprimantes 3D, très efficace, abordable et qui n’augmenterait pas la taille de l’imprimante !

3DN : Quelles sont les spécificités de votre système de filtration ?

Nous avons développé Zimpure avec la volonté de proposer une vraie solution aux utilisateurs ! Une solution qui soit compatible avec toutes les imprimantes, qui soit réellement efficace et certifiée par un laboratoire sérieux, qui soit abordable, et qui n’agrandisse pas le volume occupé par l’imprimante. C’est ce que nous avons fait.
Au lieu d’enfermer l’imprimante dans une enceinte, nous avons décidé d’aspirer les particules et les gaz là où ils sont créés : dans la buse d’extrusion ! C’est là que le filament fusionne et rejette cette pollution.

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Zimpure sur une Zortrax

Pour ce faire, nous attachons un tuyau en silicone à l’extrudeur. D’un bout du tuyau se trouve Zimpure, qui aspire et filtre les émissions. De l’autre, nous plaçons un embout imprimé en 3D, qui permet de rapprocher le flux d’aspiration au plus proche de la buse.
En adaptant la fixation et l’embout en fonction de l’imprimante, nous rendons notre produit compatible avec toutes les machines !

Les tests scientifiques étaient très importants pour nous. Nous voulions savoir quelles étaient réellement les quantités de particules et de gaz émises par l’imprimante, et quelle était l’efficacité réelle de notre produit. Nous avons donc contacté différents laboratoires susceptibles d’avoir les instruments nécessaires à de telles mesures. Finalement, nous avons collaboré avec le CEA de Saclay pour réaliser nos expériences. Après de nombreux tests et améliorations, l’objectif est atteint : 99.9% des nanoparticules et plus de 90% des gaz sont filtrés !

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Les tests préalables ont été très concluants

3DN : Quels sont vos futurs développements?

Nous allons mettre en place, sur notre site internet, une plateforme permettant d’accéder aux embouts d’aspiration pour toutes les imprimantes 3D. Pour cela nous allons continuer d’en créer pour de nouvelles imprimantes, et collaborer avec la communauté de makers qui va se créer autour de notre projet pour maximiser nos compatibilités.
Plus globalement, nous voulons solutionner les problèmes d’utilisation des imprimantes 3D, nombreux aujourd’hui. Nous voulons donc développer des solutions pour les éliminer et ainsi faire avancer l’adoption de cette technologie au plus grand nombre!

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3DN : Un dernier mot pour nos lecteurs ?

Nous savons que les émissions des imprimantes 3D sont un sujet sensible et que nombreux sont les utilisateurs se questionnant sur ce point. Les débats sur internet à ce propos le prouvent. De nombreuses études ont été réalisées et montrent que le problème est réel. Concernant Zimpure, nous avons choisi de réaliser des tests rigoureux en collaborant avec le CEA afin d’obtenir une certification officielle et extérieure. Nous espérons que les makers apprécieront de pouvoir découvrir ce qui se cache derrière ces odeurs, et de voir que nous avons travaillé de manière sérieuse et scientifique sur l’élaboration de notre produit.

Pour soutenir la campagne Kickstarter, c’est ici !

Que pensez-vous de ce système de filtration? Partagez votre opinion en commentaires de l’article ou avec les membres du forum 3Dnatives.


À propos melanie

Diplômée de l'Université Paris Dauphine, je suis passionnée par l'écriture et la communication. J'aime découvrir toutes les nouveautés technologiques de notre société digitale et aime les partager. Je considère l'impression 3D comme une avancée technologique majeure touchant la majorité des secteurs. C'est d'ailleurs ce qui fait toute sa richesse.