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test Witbox 2

Lab 3Dnatives : Test de l’imprimante Witbox 2 de BQ

Après le succès incontestable et incontesté de sa première mouture, la marque espagnole BQ nous revient cette année avec la version 2 de sa fameuse Witbox. Caractérisée par son volume d’impression format A4, la première version de la Witbox, qui a vu le jour en 2013, connait aujourd’hui une cure de jeunesse.

Malgré les critiques propres à la première version de la Witbox, à savoir l’impossibilité d’imprimer dans des matériaux autres que le PLA ou bien un niveau sonore élevé, la Witbox 2 compte désormais s’imposer comme la référence parmi les machines de bureau avec notamment : un volume d’impression conséquent (de 21 x 30 x 20 cm), une épaisseur minimale des couches de 50µm mais aussi un prix abordable de moins de 1,700€. Alors est-ce que cette imprimante est à la hauteur ? Est-ce que la firme espagnole a su corriger le tir ? Suivez-nous pour ce test complet de la Witbox 2 du fabricant BQ et merci à son distributeur français ProShop 3D pour le prêt de la machine.

test Witbox 2

L’imprimante 3D Witbox 2 par BQ

1. Le déballage

La première chose qui nous passe par la tête lorsque l’on voit le colis arriver est une phrase du type : « Mais elle est énorme cette machine! ». Après vérification et ouverture du packaging, on comprend juste que la Witbox 2 est simplement très bien emballée. Double couche de carton, calage efficace, on est certain de recevoir une imprimante en bon état, et ça, c’est déjà un bon début !

On continue le déballage (à ce sujet, lisez la notice avant de continuer, cela vous permettra de sortir la machine très facilement des cartons sans avoir besoin de la porter à bout de bras) pour enfin contempler cette Witbox 2. Le design reste très similaire à la première version de la Witbox : carénage robuste, châssis qui témoigne d’une grande rigidité, matériaux de qualité – la première impression est définitivement bonne.

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Les différents accessoires livrés avec la Witbox 2

Vient alors le tour du coffret d’accessoires. Il est bien garni et garantit à la fois une utilisation rapide et fiable de la machine sur le long terme. On y retrouve ainsi une bobine de fil PLA format 1kg, un épais plateau en verre, une spatule, une brosse ainsi qu’une aiguille pour le nettoyage de la buse, une carte SD de 4Go, un câble USB pour brancher la machine au PC ainsi que les tubes en téflon pour la hot end. Après cette mise en bouche, il est alors temps de se plonger dans le guide d’installation pour la mise en fonction de la machine.

2. Installation

S’il y a bien une chose à retenir lors du déballage de cette imprimante, c’est l’importance de lire le guide d’installation avant toute mise en route ! Le revendeur français de la machine, ProShop 3D, simplifie ici grandement la vie avec un guide sur mesure disponible depuis leur site internet. Comptez un petit quart d’heure pour une installation complète de l’imprimante, incluant les premiers calibrages pour être réellement prêt à imprimer un objet dans les bonnes conditions.

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Ce guide, disponible en vidéo ou PDF, explique comment installer et mettre en route votre Witbox 2. Tout est détaillé et simple de compréhension. Même la calibration du plateau se fait en moins de 5 minutes, on reste agréablement surpris par la simplicité de réglage de la machine.

La machine possède un assistant interne qui permet d’être guidé pas à pas pour simplifier davantage la tâche. Notons aussi au passage le système ingénieux de LED rouge mis en place par BQ pour indiquer dès lors que les réglages sont corrects : on gagne en sérénité !

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L’écran de navigation de la Witbox 2

3. Logiciel

La Witbox 2 fonctionne avec Cura. Un logiciel largement reconnu pour exploiter au mieux la machine, simple d’utilisation et intuitif. Les principaux réglages sont là, pas besoin de plus.

ProShop 3D simplifie encore une fois la vie en mettant à disposition des profils à télécharger et installer pour une prise en main rapide de l’imprimante. Ces profils sont complets avec des impressions PLA de basse qualité à une qualité très fine, mais aussi et surtout la présence de profils d’impression pour d’autres filaments comme l’ABS, le nylon, et des filaments composites à base de bois ou de métal… Un autre bon point pour éviter de chercher les réglages pendant des heures ! Les novices pourront donc imprimer directement et facilement des objets tandis que les plus expérimentés pourront affiner les paramètres afin d’améliorer davantage leurs impressions.

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La Witbox 2 est compatible avec le logiciel Cura

La navigation dans les menus de l’imprimante est très simple grâce à un écran lisible et une molette efficace. Tout est intuitif, du chargement du fil à la récupération du fichier sur la carte SD, aucune prise de tête en vue ! Petit point négatif, on aurait aimé avoir un écran LCD full-color comme on commence à le trouver sur les modèles récents des fabricants Raise3D, Volumic ou encore Formlabs.

4. Impression

Machine prête, calibrée, modèle tranché et chargé dans la carte SD, on peut alors se lancer dans une première impression. Pour commencer, on a décidé de partir sur un fichier 3D de pièce d’échecs qui sera imprimée en moyenne résolution.

Mais avant de lancer l’impression, il vous faudra « laquer » le plateau. En effet, la Witbox 2 ne dispose toujours pas de plateau chauffant, alors pour s’assurer d’une bonne adhérence de la pièce, on vous conseille d’utiliser une colle (ici de la 3D laque). Un conseil, sortez le plateau pour pulvériser le produit. Le montage/démontage se fait facilement via un système d’aimants, et surtout il n’y a pas de risque de perdre le réglage de la calibration.

Une fois le travail lancé, la première impression qui se dégage de la machine est sa rapidité de fonctionnement : ça va vite ! Un petit peu plus de 2 heures pour cette pièce. C’est relativement rapide quand on regarde la qualité.  Autre point qui faisait cruellement défaut sur la Witbox 1, c’est le silence de la machine. Les équipes de BQ ont clairement travaillé sur le niveau sonore de la Witbox 2 ! Pour un premier essai, il est plutôt convaincant. Aucun défaut majeur, quelques fils de bavure ici et là qui partent facilement avec un petit coup de brosse.

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Le robot Ultimaker imprimé en 100 microns en 45min

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Le torture test validé malgré quelques bavures

Pour finir, une remarque concernant la compatibilité de la Witbox 2 avec d’autres filaments que le PLA. Nous avons ainsi essayé d’autres matériaux plus techniques, dont le CO-PET NGen de chez ColorFabb, et il faut avouer que même avec l’utilisation d’une laque et la recherche des bons paramètres d’impression sous Cura, la limite de l’imprimante s’est faite sentir. La faute à l’absence d’un plateau chauffant bien évidemment.

Retrouvez l’ensemble de nos tests d’imprimantes 3D au sein du Lab 3Dnatives.

Résumé
Conclusion
Ne tournons pas autour du pot, cette Witbox 2 est une très bonne machine, basée sur une utilisation simple et intuitive. Elle ne décevra ni le novice qui cherche une imprimante 3D pour débuter ni le professionnel qui souhaite une machine pour réaliser rapidement et simplement ses pièces techniques en PLA.

Sa construction robuste et rigide sont les premiers points marquants, sa rapidité d’impression et surtout la qualité des pièces imprimées répondent aux exigences attendues. Son volume d’impression important la démarque également d’autres machines de la même gamme. Un bémol concerne toutefois le plateau chauffant qui manque toujours et oblige l’utilisation d'une laque pour faire adhérer les pièces. C’est également une limite pour l’utilisation de matériaux autres que le PLA. Le test de la Witbox 2 reste ainsi largement positif avec un rapport qualité/prix qui reste supérieur à la moyenne.

Contenu de l'imprimante 3D9
Logiciel7
Qualité d'impression8
Prise en main9
Pour
Facilité d’utilisation
Qualité d’impression
Rapidité
Multi-matériaux
Contre
Absence de plateau chauffant
Limite sur certains matériaux (plateau / vitesse)
Attention à la vitesse d’impression
8
/10

À propos richard

Ingénieur de formation (Université de Technologie de Compiègne), bricoleur de l'extrême autodidacte et passionné de nouvelles technologies, je me suis rapidement pris au jeu de l'impression 3D pour créer la société Custom'In Design sur fond de modélisme et de fabrication additive à Cognac. L'innovation permanente reste ma priorité, n'hésitez pas à me suivre sur Twitter et Facebook @FishInDesign.