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Le lab 3Dnatives teste la nouvelle Replicator 5ème génération

Tout le monde s’accorde sur le fait que nous ne sommes qu’au début de « l’ère 3D » alors que Makerbot lance déjà sa 5ème génération d’imprimante. Ce test à une saveur un peu particulière car comme vous le savez la Replicator 2 est notre machine de référence et elle nous avait donné du fil à retordre pour exploiter tout son potentiel. C’est donc le moment idéal de vérifier si MakerBot a bien tiré les leçons de ses déboires et si on peut enfin parler de Plug&Play et de fiabilité… Avant d’entrer dans le vif du sujet, nous remercions bien entendu Le FabShop pour nous avoir permis de réaliser ces tests.

Partie 1 : Le packaging et le hardware

Une fois de plus, le packaging de MakerBot est difficilement critiquable. L’imprimante est vraiment bien lotie dans sa boîte en carton et les accessoires trouvent leurs places naturellement au-dessus de celle-ci. Au premier abord, on se demande même où ils sont car aucune pièces n’est visible, et vu l’épaisseur du carton d’emballage, on a du mal à croire qu’ils s’y trouvent vraiment…

L’imprimante n’est même pas encore sortie de sa boîte que nous sommes déjà interpellés par la bobine de filament livrée avec la machine. Il s’agit du même type de filament que celui livré avec la Replicator 2, à savoir du PLA transparent de 1.75 mm, mais la bobine est bien plus fine qu’auparavant et donc forcément, bien plus grande aussi…

Sur la photo ci-dessus, vous retrouvez de gauche à droite la bobine de la Replicator 2, suivie de celle de la Replicator 5G ainsi qu’une bobine de filament achetée sur le web (filament bleu). Ce n’est finalement qu’en sortant l’imprimante de son emballage que nous comprenons le pourquoi de cette modification. Dorénavant la bobine n’est plus fixée à l’arrière de la machine mais fait partie intégrante de celle-ci. On ne peut pas vraiment parler de bobine « propriétaire » car il est toujours possible d’utiliser les bobines « traditionnelles » en les posant sur un support de table, mais force est de constater que ça change un peu la donne… surtout pour les fabricants de bobine. Il serait sûrement judicieux que les constructeurs se rassemblent autour d’un format standard mais ça… c’est une autre histoire.

Il n’y a décidément pas beaucoup d’accessoires dans cette boite, un câble USB, une alimentation, une bobine de filament, un extrudeur et une documentation assez succincte qui vous permettra de brancher rapidement votre imprimante. Mais avant d’aller plus loin, revenons sur ce fameux extrudeur qui avait créé une belle polémique lors du lancement de la Replicator 2. Une chose est sûre, on ne rigole plus chez MakerBot et hors de question de se laisser piéger une nouvelle fois par une pièce mal pensée… Cette fois-ci nous retrouvons un extrudeur qui ressemble au premier coup d’oeil à celui de chez E3D, bien enveloppé dans son boîtier en plastique et aimanté pour une fixation aisée dans l’imprimante, une très belle pièce !

extrudeur

Un des autres points discutables de la Replicator 2 était son plateau de construction en acrylique qui avait tendance à se déformer assez facilement (quand il n’était pas livré déjà déformé)… Une fois de plus, les remarques ont été entendues par MakerBot et on retrouve maintenant un plateau de construction en verre dont les dimensions sont quelques peu différentes de son prédécesseur : 26.5 cm en largeur (X) contre 30 cm sur la Rep 2 et 20.5 cm en profondeur (Y) contre 15 cm pour la Rep 2. Parmi la documentation, nous retrouvons les éternelles feuilles de «blue tape » à coller pour faciliter l’adhérence du PLA. En ce qui nous concerne, nous restons avec notre tape brun de chez TESA (modèle 4309) qui a déjà fait ses preuves.

Au niveau des connectiques de communication il y a du nouveau également. Exit la carte SD et place au port USB frontal, en plus de l’USB à l’arrière pour connecter la machine à l’ordinateur. Nous retrouvons dorénavant également un port RJ45 pour y connecter un câble réseau, le Wi-Fi étant promis mais pas encore disponible. Autre point positif, le boîtier d’alimentation est maintenant  intégré à l’imprimante.

connections

Le panneau de commande a entièrement été revu et laisse place à un écran couleur contrôlé par un large bouton de type « Jog Dial » (un bouton qui tourne de gauche à droite pour être plus simple) suivi par deux boutons poussoirs moins grands. Esthétiquement parlant, il se fond dans l’imprimante et son utilisation est bien plus sympathique que sur la Replicator 2 (plus difficile d’appuyer sur le mauvais bouton pour ceux qui auraient des gros doigts). Le menu affiche 6 possibilités pour contrôler l’imprimante « manuellement »…

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Print : donne accès à toutes les fonctionnalités d’impression et permet de naviguer dans vos bibliothèques d’objets (clé USB, espace de stockage interne, librairies Thingiverse et fichiers achetés),
Filament : pour changer vos bobines de filament,
Preheat : pour lancer ou couper la chauffe de l’extrudeur,
Utilities : permet d’accéder aux fonctionnalités avancées de l’imprimante comme la mise à niveau, l’appareil photo, les paramètres systèmes ou l’extinction de la machine,
Settings : permet d’accéder aux paramètres de l’imprimante,
Info : vous donne accès aux statistiques de l’imprimante ainsi qu’à la version du firmware,

On notera au passage que seul un objet était réellement dans l’espace de stockage de l’imprimante et non 5 (problème sur toutes les machines ?), mais surtout que les 5 fichiers présentés sont les mêmes que sur la version précédente de l’imprimante. Plus d’un an après, Makerbot aurait tout de même pu faire un effort d’imagination…

Comme vous pouvez le constater, il y a de nombreuses choses à dire sur cette nouvelle machine, et dans la 2ème partie de notre test nous nous intéresserons au logiciel Makerbot Desktop qui a dorénavant remplacé Makerware. Ca sera également l’occasion de vous faire part de nos conclusions finales.

La deuxième partie du test et notre verdict ICI

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À propos Pascal P

Team Leader au Luxembourg dans le domaine des plateformes collaboratives, ma passion dans l’impression 3D et mon appartenance au mouvement « Maker » depuis plusieurs années m’ont amené à devenir speaker, mentor, auteur et formateur pour différentes organisations. Toujours dans l'idée d'aller de l'avant j'ai fondé la sarl Bulb Zone avec mes 4 acolytes. Situé à Strassen au Luxembourg, Bulb Zone est la première boutique avec pignon sur rue spécialisée dans l'impression 3D et l'électronique à destination des makers tout comme des professionnels.
  • Machines-3D

    Sur les premiers firmware, les objets ne fonctionnaient même pas. Par ailleurs et surtout les têtes “smart extruders” posent pas mal de soucis et pour certaines c’est l’échange standard dès le départ. Il faut croire qu’il faudra compter jusqu’au mois de Juin et les sorties des Rep Mini et Z18 pour avoir une version enfin stabilisée. Si vous avez une tête qui fonctionne dès le départ c’est néanmoins une très bonne machine et sa fiabilité future sera à mon avis supérieure à la Rep. 2.