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Lab 3Dnatives : Test de l’imprimante MicroDelta Rework de chez eMotion Tech

Dans la série des imprimantes 3D à « petit budget », le Lab 3Dnatives s’intéresse cette fois-ci à la dernière née des ateliers eMotion Tech, à savoir la Micro Delta Rework proposée dans sa version kit à 400€ TTC. Le terme « Rework » pourrait laisser penser qu’il s’agit de la remplaçante de la Micro Delta, première du nom, mais ce n’est pas tout à fait le cas puisque celle-ci est toujours disponible au sein du catalogue du fabricant toulousain. Il s’agit bel et bien d’une nouvelle génération d’imprimantes tellement les modifications sont nombreuses.

La Rework, nouvelle version de la Micro Delta de chez eMotion Tech

Une fois n’est pas coutume, nous nous intéresserons davantage dans ce test au montage de la machine plutôt qu’à l’impression à proprement parler. Non pas que ce ne soit pas intéressant, au contraire, mais pour le moment cette imprimante 3D n’est proposée qu’en version à assembler soi-même, ce qui pourrait influencer le choix de certaines personnes qui ne se sentiraient pas à l’aise avec le montage de ce genre de machine.

Mais avant de rentrer dans le vif du sujet, voyons déjà les caractéristiques techniques annoncées de la Micro Delta Rework. Côté volume de production, l’imprimante propose un diamètre de 150mm pour une hauteur de 200mm (contre 110 mm de diamètre et 170mm de hauteur pour la première génération), le tout intégré dans un chassis de 530 x 261 x 285mm (contre 440 x 250 x 250mm auparavant). Elle affiche également une vitesse d’impression nominale améliorée à >80mm/s (versus 60mm/s) et de déplacement de 150mm/s (contre 120mm/s).

Côté précision, on reste sur une épaisseur minimale de couche de 100 microns pour une précision XY de 100 microns et Z de 50 microns. L’électronique embarquée repose désormais sur du eMotronic tandis que la tête d’extrusion, Hexagon, ne change pas.

Sans oublier le châssis entièrement réalisé en aluminium plié, les pièces en injection, la suppression des tiges filetées, l’auto-calibration et les options supplémentaires telles que le kit plateau chauffant (au prix de 40€ TTC) ou l’écran LCD (128×64 points 2,1 disponible pour 40€ TTC) . Un bien beau programme pour un budget mini.

1. Assemblage

Le constructeur annonce un montage réalisable en seulement 3 heures. Soyons honnête, s’il s’agit de votre première imprimante 3D en kit, le montage prendra un peu plus de temps vu le nombre de pièces à assembler (plus de 200 au total), et bien que très bien réalisée, il vous faudra bien lire les différentes étapes de la documentation incluse. N’oubliez pas qu’il ne s’agit pas d’un concours de vitesse, donc la première règle de conduite pour obtenir une machine qui tourne au premier coup, c’est de prendre son temps !

En ce qui concerne justement la documentation et les instructions de montage, on nage un peu dans le bonheur il faut bien le reconnaître. Un gros travail a été réalisé dans ce domaine et les instructions disponibles au format PDF sont claires. Chaque étape est parfaitement détaillée et il n’y a aucun risque de s’embrouiller.

Une nouveauté avec la Micro Delta Rework est l’apparition d’un châssis en aluminium. Le gros avantage est que tout s’emboîte au millimètre près, pas besoin de forcer ni de contraindre les pièces pour que les trous s’alignent ou que les différentes vis s’enfoncent sans avoir à forcer le pas de vis. Un autre point positif qui vient faciliter l’assemblage général.

Monter l’extrudeur pourrait sembler plus compliqué à en juger les photos ci-dessous mais là encore, la documentation aide énormément et tout finit par s’emboîter presque naturellement. On y retrouve une tête d’extrusion Hexagon avec têtes interchangeables (buse de 0,4mm) ainsi que 2 ventilateurs afin d’assurer un refroidissement à la hauteur, le tout étant directement connecté à la carte d’interfaçage.

Soulignons toutefois qu’il nous manquait un roulement à bille pour le montage de l’extrudeur, ce qui nous a légèrement coupés dans notre élan mais c’était également le bon moment pour tester le service après-vente. Un coup de téléphone et 2 jours après la pièce était dans notre boîte aux lettres, une nouvelle rassurante pour les futurs propriétaires.

Du côté de la carte mère, qui reste en général la partie vraiment technique des personnes n’ayant pas l’habitude de ce genre de chose c’est globalement le même constat. Tout s’emboîte de manière précise et les différents codes couleurs illustrés dans la documentation sont d’une très grande aide pour connecter les câbles.

Le seul petit bémol à notre sens se situe au niveau de l’accessibilité à la carte micro SD de la carte mère qui se trouve coincée dans le lot. Bien que vous ne devriez pas avoir à y accéder régulièrement, il faudra toutefois s’armer de patience pour la sortir de son emplacement.

Vue sur la carte mère

Vue sur le système de fixation des câbles

Le kit que nous avons reçu comprend les 2 options disponibles, à savoir le plateau chauffant et l’écran LCD. Après avoir imprimé les pièces nécessaires, nous sommes plutôt partagés sur l’utilité du plateau chauffant. En effet, l’imprimante 3D est livrée avec une surface de type « BuildTak » et l’adhérence du PLA est vraiment bonne (un peu trop même donc surveillez bien votre calibration). Du coup, oui… vous pouvez tenter l’ABS qui nécessite absolument le plateau chauffant mais sur une machine ouverte comme cette Micro Delta Rework nous n’en voyons pas trop l’intérêt.

L’écran LCD par contre, bien que pas indispensable pour l’impression en tant que telle, permet tout de même d’utiliser l’imprimante sans être connecté à votre ordinateur et affiche quelques informations pratiques comme le temps d’impression et les différentes températures.

L’écran LCD en option sur la Micro Delta Rework

2. Logiciel

Du côté du logiciel nous avons utilisé la version modifiée de Repetier fournie par eMotion Tech. La modification en question ne concerne que la calibration de l’imprimante 3D mais s’avère bien pratique avec son guide pas à pas dans les différentes étapes du processus. Lors du montage, vous aurez à assembler un capteur de fin de course et son support imprimé en 3D qu’il faudra ensuite monter sur l’imprimante lorsque vous aurez besoin de la calibrer.

Le capteur pour la calibration

4. Impression

Une fois l’imprimante montée, il ne nous reste plus qu’à tester notre travail. Une des premières impressions consistera ainsi à imprimer le support de bobine. L’extrusion étant de type déportée (Bowden pour les puristes), la bobine se place ainsi sur la partie supérieure de l’imprimante 3D et permet de gagner de l’espace sur votre plan de travail, un point non négligeable.

L’imprimante assemblée. Il ne manque plus que le support de bobine à imprimer

Nous avons commencé par imprimer le 3D Benchy, fameux modèle de test bien connu afin de tester notre assemblage. Et le résultat est plus que satisfaisant pour un premier test en 200 microns, malgré quelques soucis de finition principalement liés à la calibration un peu trop rapide. Après avoir corrigé le tir, nous avons pu lancer la même impression en 100 microns, avec un rendu final très correct. On vous laisse également juger du résultat :

Première impression en 200 microns et quelques soucis de calibration

En 100 microns après recalibration

Le support de bobine réalisé en 200 microns

Retrouvez l’ensemble de nos tests d’imprimantes 3D au sein du Lab 3Dnatives

Résumé
Conclusion
L'impression 3D se démocratise et ce n'est pas la Micro Delta Rework avec son prix de 400€ TTC qui pourra nous faire dire le contraire ! Fini les structures en bois, les plateaux en plexiglas ou les tiges filetées, place à la rigidité sur cette version remasterisée de la Micro Delta grâce à son châssis aluminium et ses composants injectés en plastique. Un changement de direction pour la marque eMotion Tech qui mise sur la fiabilité avec à la clef de longues heures d'impression.

Certes, la Rework est fournie pour le moment uniquement en kit et vise un public de makers : les personnes désireuses d'acquérir une imprimante 3D Plug&play design et équipée d'un écran full-color pourront passer leur chemin. La Micro Delta Rework possède toutefois l'avantage d'être vraiment facile à assembler et constituera une très bonne machine pour les néophytes souhaitant s'essayer aux modèles en kit, offrant un support efficace géré par une équipe de passionnés. On ne le dira jamais assez, le fait de monter sa propre imprimante permettra de comprendre de A à Z le fonctionnement de la machine et vous rendra davantage autonome au moindre petit soucis !
Contenu de l'imprimante 3D8
Logiciel7
Qualité d'impression8
Prise en main8
Plus
Notice de montage claire
Facilité de montage
Rigidité de la machine
Qualité d'impression
Prix imbattable
Moins
Extrudeur de type déporté (Bowden)
Accessibilité de la carte SD sur la carte mère
7.8
MARCHANDS

À propos Pascal P

Team Leader au Luxembourg dans le domaine des plateformes collaboratives, ma passion dans l’impression 3D et mon appartenance au mouvement « Maker » depuis plusieurs années m’ont amené à devenir speaker, mentor, auteur et formateur pour différentes organisations. Toujours dans l'idée d'aller de l'avant j'ai fondé la sarl Bulb Zone avec mes 4 acolytes. Situé à Strassen au Luxembourg, Bulb Zone est la première boutique avec pignon sur rue spécialisée dans l'impression 3D et l'électronique à destination des makers tout comme des professionnels.
  • 3Dcouverte

    A quoi sert la carte SD si l’imprimante est controllée par Repetier Host ?

  • Alexandre Conry

    Ma surprise n’a pas été si bonne que cela en découvrant cette imprimante!

    Deux mois et toujours aucune pièce imprimée!
    A croire que la calibration ne marche pas!!! J’ai eu beau essayer plusieurs pièces, la démonter pour changer les paliers, la régler un millier de fois, rien ne franchit la seconde couche d’impression.

    Donc pas chère oui, après il semble que dans certains cas elle ne fonctionne pas si bien que cela.

    De mon point de vue: à éviter…

  • Jérémy Dumay-muday

    A ce jour eMotion tech à régler le problème que vous avez rencontré avec le plateau palpeur où ils vous on remboursé l’imprimante ?