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Un robot aux jambes flexibles imprimé en 3D capable de marcher sur des galets

Des ingénieurs de l’Université de San Diego en Californie ont eu recours à l’impression 3D pour créer des robots souples qui peuvent marcher sur des surfaces irrégulières comme le sable. Le robot imprimé en 3D pourrait être utilisé pour récupérer de l’information dans des environnements dangereux ou pour des opérations de recherche ou de sauvetage.

La conception de robots grâce à la fabrication additive n’est pas nouvelle : nombreux sont les acteurs qui se sont lancés dans l’aventure. Utiliser ces petites machines comme des explorateurs sur des terrains dangereux à l’image de drones est de plus en plus courant. Les chercheurs américains ont toutefois réussi une avancée importante : ils sont parvenus à fabriquer un robot souple et flexible qui peut franchir différents obstacles naturels qui peuvent se présenter sur des terrains rugueux.

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Crédits photo : UC San Diego / David Baillot

Ils ont imprimé un robot à 4 jambes flexibles qui pourrait marcher sur du sable, des galets, cailloux et autres surfaces inégales. Cela est possible grâce à la complexité des jambes de la petite machine qui possèdent à la fois des matériaux durs et souples.

Michael T. Tolley, Assistant Professeur en Ingénierie Mécanique et Aérospatial à l’Université d’ingénierie Jacobs School, est responsable de ce projet. Il explique qu’en utilisant ces deux types de matériaux, son équipe a pu créer une nouvelle génération de robots plus adaptés et plus sûrs dans les interactions avec les humains. Michael pense que l’impression 3D y est pour beaucoup et qu’elle a permis également de réduire le temps et les coûts.

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L’impression 3D multi-matériaux offre également la possibilité de fabriquer des pièces plus complexes et fonctionnelles comme les jambes du robot. Chaque jambe est faite de trois actionneurs imprimés avec un matériau caoutchouteux. Ces actionneurs sont en fait des chambres à air qui se gonflent et se dégonflent pour plier la jambe et faire avancer le robot. La marche du robot repose donc sur ces différentes combinaisons de temps et d’air.

Ce mécanisme ingénieux permet même au quadrupède de ramper en ajustant précisément les niveaux de pression et l’ordre dans lequel les pistons de ses quatre jambes doivent être gonflés. Il avance à une vitesse de 20 mm par seconde et peut également reculer, se déplacer sur le côté et tourner.

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Il nécessite toutefois quelques ajustements supplémentaires car actuellement, le robot est attaché à un panneau de contrôle et à la pompe à air ce qui limite assez rapidement la distance parcourue. Les chercheurs espèrent pouvoir intégrer ces deux parties directement au robot.

Les chercheurs pensent qu’il pourrait servir à des tâches plus importantes comme collecter des informations sur des terrains plus dangereux grâce à des capteurs sensoriels ou qu’il pourrait aider sur des missions de recherche ou de sauvetage.

Pour en savoir plus sur ce projet, regardez la vidéo :

L’impression 3D peut-elle perfectionner le domaine de la robotique? Partagez votre avis dans les commentaires de l’article ou avec les membres du forum 3Dnatives.


À propos melanie

Diplômée de l'Université Paris Dauphine, je suis passionnée par l'écriture et la communication. J'aime découvrir toutes les nouveautés technologiques de notre société digitale et aime les partager. Je considère l'impression 3D comme une avancée technologique majeure touchant la majorité des secteurs. C'est d'ailleurs ce qui fait toute sa richesse.