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Monsieur Faltazi : la volonté de réunir impression 3D et éco-design

3Dnatives vous avait déjà présenté TOG, le projet du designer Philippe Starck proposant d’imprimer en 3D toute une gamme de mobiliers. Si Starck est aujourd’hui particulièrement connu, d’autres designers français ont imaginé des usages innovants et créatifs autour de l’impression 3D : les designers nantais FALTAZI sont de ceux-là.

L’aventure commence dès 1997 par un projet de diplôme d’étudiant, à l’époque où le web entre chez les particuliers et où l’impression 3D est encore très peu répandue. Laurent Lebot alors étudiant en design à l’ENSCI-Les Ateliers de Paris, imagine Magic Factory, un nouveau service de fabrication d’objets. Il proposait un système dans lequel des designers pourraient créer des objets à la demande, les vendre via une plateforme en ligne, les stocker uniquement sous forme numérique et les fabriquer sans les contraintes de la production de masse. A sa sortie de l’école, Laurent Lebot s’associe à son complice Victor Massip. Ils expérimentent ce système en proposant la boutique en ligne Monsieur Faltazi et donnent ainsi naissance à l’agence de design industriel Faltazi, qui s’installe à Nantes et s’ouvre à d’autres projets de design industriel.

Schéma de comparaison réseau Monsieur Faltazi vs réseau traditionnel

Quinze ans plus tard, les procédés d’impression 3D sont plus matures et la vision proposée par Laurent Lebot et Victor Massip s’est concrétisée. La plus emblématique des plateformes de ce type est sans doute Freedom Of Creation, née en 2000 sur un projet de Janne Kyttanen et qui propose encore aujourd’hui de nombreux produits originaux conçus par des designers et fabriqués sur demande. Certaines pièces sont même exposées au MOMA de New-York ou encore au célèbre musée Vitra de Bâle.

Au quotidien, Faltazi utilise l’impression 3D pour prototyper les produits industriels qu’ils conçoivent pour Rowenta ou Calor, ils ont donc eu l’occasion de constater que malheureusement, le prototypage rapide produit aussi de grandes quantités de déchets et que les résines utilisées pour la stéréolithographie sont très polluantes. Les designers nantais souhaitent donc intégrer des préoccupations écologiques dans leur démarche globale. Aujourd’hui, ils voient l’avenir de l’impression 3D dans les objets « compostables » : une volonté d’allier éco-design et impression 3D en fabriquant à partir de matériaux tels que les plastiques à base d’algues ou de paille. Ils préparent ainsi un catalogue en ligne d’objets éco-conçus que l’on pourra télécharger, toujours sous l’enseigne Monsieur Faltazi.

Côté design industriel, ils ont déjà conçu Shock Absorber, un aspirateur allégé au moteur plus performant et fabriqué en polypropylène expansé. Une démarche d’éco-conception qui a permis de diminuer de 50% la consommation énergétique totale du produit !

Shock absorber Rowenta éco-conçu par Faltazi

Shock absorber Rowenta éco-conçu par Faltazi

Plus d’informations sur le site de Monsieur Faltazi : www.faltazi.com

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À propos Anne-Lise Rias

Designer industriel, je m'intéresse aux nouveaux usages des outils numériques de création, conception et fabrication. Du stylo Inkling à la Réalité Virtuelle, ils sont l'objet de ma curiosité ! Actuellement en thèse à l'École des Arts et Métiers, mes recherches portent sur la relation entre design[er] et impression 3D. Retrouvez mes réflexions et expérimentations sur Objets du Numérique