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Desktop Metal dévoile sa gamme low-cost d’imprimantes 3D métal

Que ce soit l’israélien XJet, les américains Markforged ou Vader Systems, l’institut allemand Fraunhoffer, le fabricant hollandais AdMetalFlex ou bien le groupe français Michelin associé à Fives Industries, le créneau de l’impression 3D métallique a le vent en poupe ces derniers mois.

Un créneau rejoint depuis peu par la startup Desktop Metal, qui compte déjà une centaine d’employés aux États-Unis financée par des investissements proches de 100 millions de dollars au total auprès d’acteurs tels que General Electric, BMW, Lowe’s ou bien même Google.

Après plusieurs mois d’attente, la firme américaine Desktop Metal qui détient désormais 138 brevets, révélait cette semaine ses premières machines : la DM Metal Studio ainsi que la DM Production System. L’objectif annoncé ? Diviser par 10 le coût des machines et augmenter significativement la vitesse de production actuelle.

Le premier des deux équipements dévoilés, la DM Metal Studio, se présente comme une imprimante 3D de bureau compacte et repose sur une technologie similaire au dépôt de fil appelée Bound Metal Deposition (BMD). La tête de l’impression vient extruder et déposer couche par couche des tiges métalliques. L’imprimante sera livrée avec un four de frittage par micro-ondes, afin de finaliser la solidification de la pièce.

La DM Metal Studio repose sur un procédé d’extrusion de tiges métalliques

Destinée davantage au prototypage, la DM Metal Studio affiche une vitesse d’impression de 16 cm3/h et une précision de 50μm par voxel pour un volume de fabrication de 300 x 200 x 200 mm. Le principal intérêt de la machine résoudra bien évidemment dans son prix, annoncé à seulement $49,900 (environ 46,000€), sur un marché où le prix de départ se situe davantage autour de $250,000. Les premières livraisons devraient débuter à partir de septembre 2017.

Desktop Metal présentait également un deuxième produit, orienté davantage vers la fabrication de pièces en série, et dénommé DM Production System. La firme américaine le décrit comme « le premier équipement d’impression 3D métal pour la production de masse. Attendu en 2018, le DM Production System offre une vitesse, une qualité et un coût par pièce suffisants pour concurrencer des méthodes traditionnelles de fabrication . »

DM Production System

Le procédé développé par la firme basée dans le Massachusetts est appelé « Single Pass Jetting » et s’annonce comme 100 fois plus rapide et 20 fois moins chère que les systèmes équivalents sur le marché. Avec une vitesse sur le papier de 8200 cm3/h, « Single Pass Jetting produit des pièces métalliques en quelques minutes au lieu de plusieurs heures, » commente l’équipe de Desktop Metal.

Concrètement, l’imprimante utilise un plateau sur lequel un rouleau (situé de part et d’autre de la tête d’impression) vient déposer  et compresser une fine couche de poudre métallique à chaque passage. Un liant est projeté sous la forme de millions de gouttelettes par la tête d’impression (via environ 32,000 buses au total) de manière sélective sur le lit de poudre afin de lier couche par couche le matériau. Une dernière étape de frittage de la pièce est nécessaire comme sur la DM Metal Studio.

Et bien qu’aucun prix n’ait encore été annoncé pour cet équipement de production, il devrait être disponible à partir du premier trimestre 2018. En vidéo, le procédé Single Pass Jetting expliqué :

« Jusqu’à maintenant, l’impression 3D métal n’a pas réussi à répondre aux besoins des industriels, de par son coût, la lenteur des procédés et des matériaux hasardeux. Avec une équipe composée des meilleurs experts en science des matériaux, en ingénierie et en innovation, Desktop Metal a éliminé ces barrières en développant des équipements d’impression 3D métal qui permettront de produire de manière sûre des pièces complexes et solides en métal à l’échelle. »

Desktop Metal prévoit d’ores et déjà une trentaine de matériaux dont 7 principaux : Alliage Acier 4140 (Chrome Moly), C11000 Cuivre, Low expansion Kovar F-15, Super Alliage Inconel 625, Acier Inoxydable 316L (Austenitic) et 17-4 PH et acier d’outillage H13. Le reste des matériaux devrait être annoncé dans les mois à venir.

Plus d’informations sur le site de Desktop Metal ICI. Photos : MIT Technology Review.

Que pensez-vous de l’arrivée de Desktop Metal sur le marché de l’impression 3D métal ? Partagez votre avis dans les commentaires de l’article ou avec les membres du forum 3Dnatives.


À propos Alex

Consultant en impression 3D, j’ai co-fondé 3Dnatives en 2013 pour promouvoir cette révolution en marche. J’accompagne les entreprises sur les transformations liées à l’impression 3D et j’interviens lors de conférences dédiées au sujet (TEDx, 3D Printshow, 3D Print Lyon, Essec, HEC). Diplômé de l'Université Paris Dauphine et du King's College London en Mathématiques Appliquées vous pouvez me suivre sur twitter @martelalexandre
  • Lucas Atané

    Des innovations pleines de promesses

  • Pierre G.

    La question est de savoir si les pièces ainsi produites auront de bonne propriétés mécaniques. La technologie de projection de liant a jusque maintenant offert des pièces très fragiles…