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Rencontre avec le créateur de BlackBelt, l’imprimante 3D équipée d’un tapis roulant

Depuis le 1er juin, la campagne Kickstarter de l’imprimante BlackBelt a commencé : la première imprimante 3D dotée d’un tapis roulant permet l’impression d’objets d’une longueur infinie. Cette innovation élargit considérablement le nombre d’applications possibles grâce à l’impression 3D puisque la longueur n’est plus limitée dans un cadre. L’équipe derrière l’imprimante a déjà présenté quelques exemples sur son site, que ce soit des chaises ou des prothèses de jambe. Nous avons rencontré Stephan Schürmann, le fondateur de BlackBelt pour en savoir plus sur la nouvelle imprimante.

3DN : Quel est votre lien avec l’impression 3D et comment l’idée de BlackBelt vous est-elle venue ?

Tout d’abord, je voulais préciser que je ne suis pas la première personne à avoir eu cette idée d’imprimante 3D avec un tapis roulant, mais je suis le premier à la mettre en œuvre. C’est pendant mes études de design de produits industriels, au Fontys International Campus à Venlo, que j’ai eu mon premier contact avec une imprimante 3D. Depuis le début, je trouve que la technologie existante n’est ni très mature ni simple dans son fonctionnement. Un de mes projets d’étude consistait à concevoir une imprimante 3D facile à utiliser. Mon travail final ressemblait à la photo ci-dessous.

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Le projet de fin d’études de Stephan

A la fin de mes études, j’ai écrit une thèse sur le fabricant de filament colorFabb, filament avec lequel j’ai conçu un vélo imprimé en 3D.

3DN : Comment fonctionne l’imprimante 3D et quels sont les défis que vous avez rencontrés pendant le processus de développement ?

L’imprimante 3D BlackBelt fabrique un produit sur le côté – et non pas sur le dessus – sur une ligne d’assemblage c’est-à-dire en fonction d’un certain angle. Pendant la fabrication de la machine, c’est cette ligne d’assemblage qui m’inquiétait le plus car, malgré sa longueur et sa mobilité, elle devait quand même être assez stable, comme un plateau d’impression. Il a fallu faire beaucoup de tests avec différents matériaux avant de finalement opter pour un composite de fibre carbone.

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L’imprimante BlackBelt

3DN : Comment voyez-vous BlackBelt dans 10 ans ?

Une fois notre campagne Kickstarter terminée, nous voulons créer une ligne de production et développer un logiciel facile à utiliser. Pour l’instant, je ne peux que spéculer sur l’avenir de BlackBelt que ce soit en termes de taille, structure et de direction vers laquelle BlackBelt ira : tout cela va dépendre du résultat de la campagne Kickstarter. Toutefois, nous avons déjà établi différents scénarios sur la façon dont nous voulons construire l’entreprise.

Nous pensons qu’au cours des 10 prochaines années, les maisons ne seront pas encore toutes équipées d’une imprimante 3D et qu’il y aura encore un travail d’évangélisation à faire. Toutefois, nous pensons que beaucoup d’industries pourront bénéficier de notre technologie. Notre vision est que dans au moins 10 ans cette technologie d’impression sera un outil de production reconnu et utilisé dans plusieurs domaines.

Pour le moment, l’imprimante est disponible sur Kickstarter à partir de 6500 €. L’objectif de campagne est déjà largement atteint. Vous pourrez trouver plus d’informations sur leur site internet ou financer le projet sur Kickstarter.

BlackBelt peut-elle devenir un outil de production reconnu dans 10 ans ? Partagez votre avis dans les commentaires de l’article ou avec les membres du forum 3Dnatives.


À propos melanie

Diplômée de l'Université Paris Dauphine, je suis passionnée par l'écriture et la communication. J'aime découvrir toutes les nouveautés technologiques de notre société digitale et aime les partager. Je considère l'impression 3D comme une avancée technologique majeure touchant la majorité des secteurs. C'est d'ailleurs ce qui fait toute sa richesse.